De zéro à un : depuis quand le numérique veut dire régner sans partage ?

455529450 1 De zéro à un : depuis quand le numérique veut dire régner sans partage ?

S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher à la Silicon Valley, c’est d’être décomplexé par sa vision parfois clivante. Zero To One met les pieds dans le plat et affirme que tout entrepreneur qui veut changer le monde doit créer un monopole et régner sans challenger sérieusement.

Est-ce vraiment une bonne idée ? Chez Weem nous avons pris le temps de relire le livre de Peter Thiel pour y apporter nos impressions !

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Toutes les innovations ont d’abord été imaginées pour un usage, souvent juste et louable, puis ont été détournées avec autant de génie qu’il en a fallu pour sa création. L’exemple le plus criant est le bitcoin qui devait servir une économie alternative, échappant aux tiers de confiance comme les banques pour redonner le pouvoir aux citoyens. Cette crypto-monnaie termine comme une valeur des plus spéculatives de ces dernières années. Certains y verront une preuve de plus de la nature mesquine de l’humanité … Nous, nous voyons cela comme des retours d’expérience : un secteur sans réglementation, contre pouvoir, sans limite devient instable et peut vriller pour le meilleur comme le pire. Le tout est de ne pas laisser une élite cadenasser le tableau de pilotage.

 

Un mode de pensée unique

Alors évidemment, quand Peter Thiel écrit qu’un monopole peut être sain lorsqu’il ne naît pas de la tricherie, mais permet une véritable unicité, nous prenons peur. Le mode de pensée de la Silicon Valley n’est pas forcément celui de l’Europe, par exemple. Les envies d’immortalité de Google et la vie sur Mars de Space X ne sont pas forcément du goût de tout le monde. Le risque avec le monopole est de ne pas avoir le choix que d’accepter ces visions et idéologies.

 

Renouer avec un projet de société

À regarder de plus près, le problème du monopole est binaire : si tu me suis, welcome, sinon passe ton chemin. Il n’existe pas de nuance. L’ubérisation démontre les effets du « marche ou crève ». Uber n’essaye pas de faire évoluer le marché du transport à la personne en y intégrant les taxis et AirBnB a peu de choses à faire des hôteliers. De leur point de vue, ils représentent l’ancien monde et par là une mort nécessaire pour le règne nouveau des plateformes numériques. Chez Weem, nous avons mis au point des technologies dans notre cabine connectée qui peuvent nourrir l’économie dite « traditionnelle ».